( 18 mai, 2012 )

A MES FRERES ESPAGNOLS…

À MES FRERES ESPAGNOLS…

 

Il est temps que vous réagissiez. Ne suivez pas l’exemple de la Grèce, ne la rejoignez pas dans l’abime où elle se trouve. N’espérez pas vous en sortir mieux qu’elle.

Voulez-vous que l’on vous reproche un jour qu’à l’évidence votre nation était l’une des leaders de l’Europe à l’époque de Franco, et que c’est loin d’être le cas aujourd’hui ?

Ressaisissez-vous et exigez de l’Europe que la Banque Centrale Européenne vous prête directement au même taux qu’elle prête aux banques, c’est-à-dire à 1%, et qu’elle arrête ainsi de vous entraîner vers une faillite programmée par des intérêts de plus en plus exorbitants et impossible à rembourser.

Imposez cette condition à votre maintien dans la zone euro et si cette exigence vous est refusée alors éloignez-vous et retrouvez votre entière autonomie financière et économique.

Ce ne sera pas facile mais c’est la condition « sine qua non » qui vous permettra de « sauver les meubles », tant qu’il en est temps encore.

Je le sais, ce n’est pas une décision facile à envisager, elle est risquée, pour vous mais également pour l’Europe soyez-en certain, mais souvenez-vous comme nous vivions bien chez vous « avant » !

Si l’on veut que la zone euro survive il est nécessaire de la repenser totalement. On a voulu mettre la charrue avant les bœufs et cela ne fonctionne jamais.

L’Espagne est grande, l’Espagne est fière, l’espagnol est fort. Votre nation a une chance historique que la France n’a plus (depuis qu’elle a perdu ses colonies), elle peut se tourner et commercialiser avec d’autres pays comme l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et toutes les nations hispaniques etc. et retrouver rapidement toute sa splendeur.

« Indignés » prenez votre destin en mains, prenez le destin de votre pays en mains. AGISSEZ VITE.

 

Multiplication, addition, soustraction, division…je ne sais plus compter !

 

Je ne comprends pas et je voudrais que l’on m’explique : les socialistes avaient reproché à Nicolas Sarkozy d’avoir augmenté de 172% son salaire de président de la république et ils ont continué à le faire tout au long de la récente campagne électorale. L’une des toutes premières décisions, symbolique certes mais oh combien spectaculaire, du nouveau président de la république, François hollande, est de réduire son salaire, et celui de tous ses ministres, de 30%. Il y a là, me semble-t-il, une division de la multiplication qui n’est pas une soustraction mais une addition ! Je m’explique, car il est bien évident que vous ne me suivez plus : logiquement François Hollande aurait dû remettre son salaire au même niveau qu’il était avant l’augmentation décidée par Nicolas Sarkozy, c’est-à-dire le réduire de 172% et, ensuite, le diminuer de 30%. Voilà qui serait logique car, en effectuant l’opération telle qu’il l’a calculée, c’est-à-dire réduire de 30% le salaire présidentiel de Nicolas Sarkozy, il s’est tout de même attribué une augmentation de 142%, non ?

(172% – 30% = 142%) Est-ce que j’ai bien compris ? Est-ce que j’ai bien compté ?

Je préfère m’arrêter là. Non, ne m’expliquez pas car c’est à n’y rien comprendre !!!

Ce que je comprends parfaitement c’est que le gouvernement Ayrault coûtera bien plus cher que le gouvernement Fillon quand seront comptabilisés les secrétaires d’état et les collaborateurs qui leurs sont attachés. Voilà qui commence bien car si toutes les réductions ne sont que des augmentations nous allons tête baissée vers des multiplications et non pas des soustractions…mais voilà que je recommence à n’y rien comprendre. Alors expliquez-moi svp. Merci.

 

( 7 mai, 2012 )

« ILS » L’ONT ELU…

« ILS » L’ONT ELU…

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers…et même des dizaines de milliers sur la place de la Bastille pour ovationner l’élu du peuple de France et sur l’estrade, derrière François Hollande, une belle brochette socialiste. Il ne manquait qu’Eva Joly pour le décor et Mélenchon pour la grande gueule mais j’aurais apprécié que notre nouveau président rassembleur dans l’une de ses tirades patriotiques s’adresse à ces milliers de « jeunes français » pour réclamer un peu plus de drapeaux tricolores en lieu et place de ces immenses drapeaux algériens, palestiniens, irlandais, rouges et même cubains et d’autres pays aussi « républicains ». Il ne l’a pas fait et je le regrette mais quelqu’un derrière lui aurait pu en prendre l’initiative, en avoir l’idée, pourquoi pas Harlem Désir, l’irréprochable et si honnête vice-président du PS !

Pour ma part je préfère les mille drapeaux bleu,blanc,rouge du vaincu d’hier aux couleurs déployées des drapeaux étrangers du vainqueur d’aujourd’hui !

( 7 mai, 2012 )

BRAVO…VOUS AVEZ GAGNE !

BRAVO…VOUS AVEZ GAGNE !

 

Si « je vous ai compris », mesdames et messieurs les ministres et conseillers, Nicolas Sarkozy a perdu son trône par la faute de Marine Le Pen ?

C’est en tous cas le discours que tiennent les premiers responsables de sa défaite. D’après eux il aurait fallu que Marine demande à ses 6.400.000 électeurs de voter Sarkozy, eux qui se gaussaient du Front National allant même jusqu’à affirmer qu’entre un PS et un FN ils choisiraient le premier.

Non mesdames et messieurs les ministres et conseillers la responsabilité de sa défaite c’est d’abord la vôtre. Ensuite celle de François Bayrou qui a laissé son anti-Sarkozysme prendre le pas sur le destin de la France en votant à l’encontre des propres propositions de son programme électoral. Enfin aux électeurs du Front National qui ont préféré voté « blanc », s’abstenir ou, pire, voté Hollande en plaçant également leur anti-Sarkozysme avant leur devoir de citoyen français.

La gauche, les socialo-communistes, ne devraient pas tant pavoiser sur cette maigre victoire car si Nicolas Sarkozy avait réellement voulu conserver ses pouvoirs il lui suffisait de tendre la main à Marine. Il ne l’a pas fait, qu’il s’en morde les doigts.

Quant à tous les autres, les « Bayroutistes » et les « Frontistes » qui avez choisi de voter « blanc » (2 millions), de s’abstenir, ou pire, de voter Hollande, je sais que nous nous retrouverons dans quelques mois, quand ils pleureront sur « leur victoire ».

Dans cette attente qu’ils n’hésitent pas à conforter cette victoire en votant PS contre UMP dans les prochaines législatives. Ainsi ils auront gagné sur tous les fronts.

J’espère qu’ils ont apprécié le magnifique succès de la fête sur la Place de la Bastille où une foule de « jeunes français » agitait d’immenses drapeaux algériens, rouges, irlandais, palestiniens, cubains et d’autres nations aussi « démocratiques » et deux minuscules drapeaux bleu-blanc-rouge…

Vive la nouvelle France !! 

( 4 mai, 2012 )

ETRE CITOYEN AVANT TOUT…

ETRE CITOYEN AVANT TOUT…

 

Soyons clairs et disons les choses comme elles doivent être dîtes. Il n’est pas question bien évidemment de donner des consignes de vote ?

 Surtout quand un candidat à l’élection présidentielle vient de donner l’exemple aberrant de sa fourberie politicienne. Je veux parler bien sûr de François Bayrou qui déclare voter François Hollande faisant ainsi passer son ressentiment anti-Sarkozyste avant son amour pour la France. Cette France qui, apparemment, a dicté toute sa fervente campagne. Comment peut-il indiquer qu’il votera pour un candidat qui économiquement va à l’encontre de tout le programme qu’il a défendu et qu’il a voulu nous faire « gober » ? Qu’il le sait et qu’il le dit.

J’affirme, moi, que François Bayrou n’ai pas un « vrai Français citoyen » puisqu’il préfère « perdre la France ». Il aurait dû au moins avoir la pudeur de ne pas indiquer son choix.

Je ne m’adresse pas  aux millions d’abstentionnistes, ils ne sont pas non plus de « vrais Français avec le sens de cette citoyenneté » et n’ont qu’un seul droit c’est de se taire.

Je m’adresse donc à tous ceux qui vont « voter blanc », ceux qui ne choisissent ni l’un ni l’autre et cela est respectable puisque le candidat de leur choix n’est plus présent. Le problème est que le « vote blanc » n’exprime rien et ne sert donc à rien puisqu’il n’est pas pris en compte. C’est regrettable mais c’est comme ça.

Le problème qui se pose à eux c’est qu’aujourd’hui « voter blanc » c’est voter « contre la France » car ce sont ceux qui auront voté blanc qui seront responsables du futur tout proche de notre pays. Il ne s’agit plus du choix d’un candidat ou de l’autre. Il ne s’agit plus des thèmes internes qui se posent à notre pays : immigration – mariage homo – adoption – euthanasie – sécurité – justice et tutti quanti, il s’agit dans les prochains mois de la « FAILLITE DE LA FRANCE ».

Je crains qu’une majorité de Français ne soit pas consciente de la gravité de notre situation économique. Je crains qu’une majorité de Français s’estime supérieure aux autres peuples européens et n’imagine pas que la France puisse, à très court terme, rejoindre l’Espagne, l’Italie, le Portugal, et je ne parle plus de la Grèce qui est déjà hors course. Et c’est pourtant ce qui va nous arriver inéluctablement.

Alors je vous le dis : vous qui voterez blanc porterez la lourde responsabilité de vous être mis à part et, surtout, vous n’aurez pas le droit ni de vous plaindre ni de critiquer, mais uniquement celui de vous taire comme les abstentionnistes.

Contrairement à tous ceux qui auront voté Hollande ou Sarkozy qui auront le droit de crier « je me suis trompé », selon qu’ils auront voté pour l’un ou pour l’autre.

Il est évident que mes propos ne plaisent pas à tous ceux qui me lisent mais je me fais un devoir de citoyen d’exprimer mon avis….

( 2 mai, 2012 )

Réponse à Tramor Quemeneur et Slimane Zeghidour

Mes petits enfants ont cru me faire plaisir en m’offrant ce livre pour Noël : « L’Algérie en couleurs », aux éditions Les Arènes, écrit en collaboration par Tramor Quemeneur et Slimane Zeghidour.

Il s’agit de photographies prises par les appelés pendant la guerre, donc entre 1954 et 1962. A priori cela paraissait très sympathique et l’aurait sans aucun doute été sans les commentaires tendancieux, les contradictions flagrantes et le tissu de contrevérités des deux auteurs.

Mais permettez-moi tout d’abord de me présenter. Il faut bien que messieurs Quemeneur et Zeghidour sachent qui s’adresse à eux.

Né à Bab-el-Oued et élève du Lycée Bugeaud j’ai été engagé par Albert Camus comme « pigiste » au quotidien Alger Républicain à l’âge de 15 ans. Chef de rubrique à La Dépêche d’Algérie, correspondant de L’Aurore/Paris et Le Méridional/Marseille pendant la guerre d’Algérie puis à la rédaction parisienne de L’Aurore. Quotidien pour lequel j’ai « couvert » le procès des « barricades » et ceux des généraux Salan et Jouhaud. Auteur d’une quinzaine de livres, dont « Camus l’Algérois » et « Ahmed Rafa, le premier général franco-algérien de l’armée française » mes deux prochains livres paraissent en mai 2012 : « De Gaulle, sa face cachée » et « 50 ans…c’était hier l’Algérie Française ». Manuscrit qui, si j’ai bonne mémoire, a été entre les mains des éditions Les Arènes, et je comprends mieux, à présent, les raisons de son rejet.

Mais revenons aux commentaires des deux auteurs de ce très beau livre de photos. Je serais très étonné que tous les « appelés » qui ont eu l’amabilité de leur envoyer ces photos soient totalement d’accord avec certaines affirmations totalement partisanes.

Et cela saute aux yeux dès les premières lignes : (introduction de Slimane Zeghidour)

-Elles saisissent au vol sans fioritures ces moments de rupture, suivent pas à pas les fellahs errants, étape par étape leur sédentarisation brinquebalante, leur tout premier contact avec de « vrais «  Français, leur initiation aux soins, leur découverte de l’école…

Cela insinue, déjà, que tous les Français qu’ils ont pu rencontrer jusqu’à cet instant, nés en France et arrivant de France, n’étaient pas de « vrais » Français mais des « colonisateurs ». Qu’ils ne venaient pas de métropole pour les aider mais pour les exploiter.

-Je suis né sujet « français de souche nord-africaine », puis devenu début 1958 « citoyen français » à part entière, puis  « algérien » grâce à l’indépendance en 1962 avant de m’installer douze ans plus tard en métropole pour redevenir un Français « réintégré »

Slimane Zeghidour voudra bien m’expliquer comme il est devenu début 1958 « citoyen français » à part entière puis « algérien » grâce à l’indépendance en 1962. S’il était Français à part entière en 1958 il ne pouvait pas redevenir algérien à l’indépendance en 1962, il serait resté Français tout court.

D’autre part, si « grâce » à l’indépendance il est redevenu Algérien pourquoi a-t-il tenu à « redevenir » Français douze ans plus tard ? D’autant plus qu’il ne cache pas son sentiment de satisfaction qu’Alger soit « libéré du joug français ».

-« Un demi-siècle après le départ des « colons », Alger ne compte pas moins de vingt-sept quotidiens francophones contre trois la veille de la « libération du joug français ».

Slimane Zeghidour a un grave problème avec l’arithmétique : quand il indique 27 quotidiens francophones il parle de l’ensemble de l’Algérie et quand il indique 3 quotidiens français la veille de l’indépendance ! Il ne parle que d’Alger, or il y en avait 5 :  L’Echo d’Alger, La Dépêche d’Algérie, Le Journal d’Alger, La Dépêche Quotidienne, Alger Républicain et il s’agissait de « vrais » quotidiens et pas de « feuilles de choux » comme le plus grand nombre des 27 actuels.

-Il y a désormais, au grand jour, une « part française » dans le cœur de l’Algérie souveraine et une « greffe » algérienne dans le corps social de la France post-coloniale. L’une et l’autre sont irréversibles et plus tôt chacun l’admettra une fois pour toutes au lieu de s’en offusquer mieux les deux peuples s’en porteront.

La seule « part française » dans le cœur de l’Algérie souveraine c’est celle qui consiste à la quitter le plus vite possible afin d’échapper aux conditions de vie désastreuses et venir très vite bénéficier de l’assistanat de la France « post-coloniale ». La « petite part » c’est celle qui regrette le départ des « colons exploiteurs » car elle est suffisamment objective pour admettre qu’elle vivait bien mieux « avant ». Quant à la « greffe » algérienne dans le corps social de la France elle n’est vraiment, comme il l’affirme, que « sociale ». Les Français d’origine algérienne n’ont rien greffé, et non rien à greffer, ils sont Français tout simplement.

-Ils sont venus concilier les Musulmans et les Européens (les appelés)

Désolé de vous décevoir, messieurs, mais les « appelés » ne sont jamais venus en Algérie afin de concilier les « Musulmans » et les « Européens ». Ils n’auraient d’ailleurs jamais dû être envoyés en Algérie. Il s’agissait d’une guerre de soldats professionnels et envoyer des centaines de milliers de jeunes français « se faire tuer » pour défendre des « colonialistes qui faisaient suer le burnous aux pauvres Arabes », comme l’ensemble de la presse de gauche présentait et désinformait, c’était le meilleur moyen de retourner contre les « Européens d’Algérie » la très grande majorité des métropolitains.

-Nos histoires sont donc indissociables… Le simple bon sens voudrait qu’on la lise avec quatre yeux et qu’on l’écrive à quatre mains…  vécu« avec » vécu, chacun s’évertuant à se mettre à la place de l’autre afin de mieux l’entendre et de mieux se comprendre soi-même.

Cela partait sans doute d’un bon sentiment mais « lire avec quatre yeux qui regardent dans la même direction » et « écrire avec quatre mains qui n’ont que la même histoire à raconter » ce n’est pas se mettre « à la place de l’autre » c’est rester tous deux à la même place. Quant au « vécu avec vécu » nous en reparlerons. Je ne sais quel âge a Quémeneur mais en parcourant sa bibliographie il ne fait pour moi aucun doute à quel parti il appartient. Historien de l’Algérie, paraît-il, je serais très intéressé de connaître son « vécu » là-bas.

-(Page 13) – Bien sûr, les « pieds-noirs » ne sont pas des magnats repus faisant « suer le burnous » à l’envi, non ce sont des petits fonctionnaires ou des artisans.

Je suppose que c’est M. Quémeneur qui écrit cela ! Je me permets de lui signaler que parmi « les pieds-noirs » il y avait bien quelques « pieds-noirs » magnats repus qui faisaient « suer le burnous ». Les « gros colons » : les Blachette, Borgeaud, etc.  Quant à la très grande majorité pourquoi « petits fonctionnaires ou artisans » ? D’abord de très nombreux fonctionnaires n’étaient pas des « pieds-noirs » puisqu’ils étaient envoyés par la métropole et pas nés en Algérie et d’autre-part il y avait parmi les « pieds-noirs » de hauts fonctionnaires, des industriels, de grosses entreprises et plus de 30.000 fermiers (ou colons si vous préférez, pour moi le mot n’est pas péjoratif) dont la surface n’était pas supérieure à celle de la très grande majorité des fermes en France métropolitaine.

-(Page 14) – C’est aussi à Bab-el-Oued, le faubourg « petit blanc » algérois, que les six chefs historiques de la « révolution de novembre » entrent chez un photographe pied-noir, la veille de la toussaint 1954 pour prendre la photographie historique…

Vous faites bien de le signaler, mais pourquoi « faubourg petit blanc » ? Vous auriez pu préciser « faubourg petit rouge » car Bab-el-Oued était communiste et le photographe également communiste. C’est Bab-el-Oued qui a élu maire d’Alger le communiste général Tubert. C’est à Bab-el-Oued, rue Koecklin, que se situait le quotidien communiste Alger Républicain et c’est Bab-el-Oued « la rouge » qui a fourni la grande majorité des commandos OAS et c’est Bab-el-Oued « la rouge » qui a été bombardée et massacrée par l’armée française en mars 1962. Il faudra vous en souvenir.

-(Page 27) – Un nid de pirates barbaresques d’autant plus honni par les Etats européens qu’elle n’eut pour deys non point des Turcs, encore moins des autochtones, mais des renégats, ces chrétiens allemands, italiens, grecs, flamands et même…français qui choisirent l’Islam et le « djihad en mer » contre les infidèles.

Je suppose que ces lignes sont écrites par l’historien Quémeneur ? J’espère qu’il voudra bien nous communiquer les noms de tous les deys d’Alger qui furent des renégats « européens et chrétiens » qui choisirent l’Islam ?

-(Page 30) – Des milliers de pionniers s’installent sur les meilleures terres arables que leur offrent l’Etat et d’où ont été expropriés Arabes et Kabyles.

-Avec l’aide de journaliers indigènes, au prix de milliers de morts de malaria, ils assèchent les marécages, bonifient les sols, et implantent des espèces exotiques, etc.

Alors là, messieurs, vous atteignez le sublime de la contre-vérité et de la contradiction car si « les meilleures terres arables » d’Algérie n’étaient que des « marécages » ce n’était vraiment pas la peine de les exploiter. Il est bien vrai que des régions entières de marécages ont été « offertes » aux premiers pionniers, aussi bien dans la Mitidja que dans la région Bônoise et ailleurs et il est vrai également que des milliers sont morts pour les assécher et les bonifier (car j’espère que vous parlez des « pionniers » et non pas des Arabes qui eux habitaient déjà ces « marécages » ?) D’autre-part une contre-vérité flagrante : ces « marécages » n’ont jamais appartenu aux Arabes et encore moins aux Kabyles et ils n’ont donc jamais été « expropriés ». Ces terres n’appartenaient à personne. Les Arabes et les Kabyles qui exploitaient de petites fermes les ont gardés et nombreux sont ceux qui les ont « vendu » aux nouveaux arrivants et souvent en multipliant les prix. Les expropriations sont survenues bien plus tard lorsque, après des révoltes et elles furent nombreuses, les terres des « révoltés » étaient saisies et réparties à de nouveaux fermiers.

-(Page 30) – Un miracle si ce n’est l’inégalité foncière entre colons et indigènes, redevenus journaliers sur leur sol ancestral.

Poursuite de contre-vérités. Les « indigènes » étaient loin d’être tous des fermiers, ils étaient même peu nombreux, la grande majorité appartenant à des tribus qui vivaient davantage de pillages et de razzias que d’agriculture. La minorité qui était des fermiers employaient également des « journaliers » bien évidemment et, enfin, leur sol ancestral !!

-(Page 30) – Au milieu du XXe siècle 6400 colons exploitent trois-quarts des sols cultivables…

Ces sols n’étaient pas « cultivables » avant l’arrivée des « colons ».

-(Page 30) – Tandis que 5,3 millions de paysans musulmans consomment moins d’eau potable que 120.000 européens, la plupart citadins.

Peut-on faire preuve d’autant de mauvaise foi ? Car, je le suppose, il est question dans ces chiffres de la consommation d’eau pour les besoins personnels et non pas pour les besoins de l’agriculture. Est-ce que 15 millions d’agriculteurs français consomment autant d’eau, pour leurs besoins domestiques, que 2 millions de « parisiens » ?

-(Page 33) – Les appelés du contingent, eux, comprennent mal ces colons dont ils sentent la défiance à leur égard, et qui vont parfois jusqu’à leur faire payer un verre d’eau…

Vous avez droit là à mon mépris le plus total. Vous reprenez une phrase qui a fait le tour des rédactions de toute la presse de gauche sachant parfaitement qu’elle ne reflète aucunement la réalité. Je suis certain que parmi tous les appelés qui vous ont adressé leurs photos souvenirs pas un seul n’a affirmé avoir dû payer un verre d’eau. Bien sûr qu’il est fort probable qu’un fermier (il y a toujours un con quelque part) a pu faire payer un verre d’eau à un appelé, comme il me l’aurait fait payer à moi ou à vous. Comme un paysan d’une province française me l’aurait également fait payer ou à vous. Ce commentaire de votre part suffit à m’autoriser à penser que le but de ce beau livre, et sous le couvert de belles photos, est de faire passer votre message anti-colonialiste.

-(Page 34) – Les travaux quotidiens de la ferme sont l’apanage des « Arabes » qui sont aussi journaliers sur des champs qui appartenaient à leurs ancêtres. On y fabrique entre autres objets, des tonneaux, indispensables pour le vignoble algérien.

Bis-répétita afin de mieux enfoncer votre clou : vous auriez préféré que les « colons » européens fassent venir d’autres européens pour travailler sur leurs fermes et laissent les « Arabes crever de faim ? » Sur des champs qui n’ont jamais appartenu à leurs ancêtres, ni à personne d’ailleurs. D’autre-part vous m’indiquerez quand vous avez vu un tonneau être construit dans une ferme ? Que ce soit en métropole, en Algérie, ou n’importe où dans le monde, les tonneaux à vin sont fabriqués par des tonneliers, et ils n’en manquaient pas en Algérie.

-(Page 36) – 22000 exploitants agricoles européens possèdent à eux seuls pas moins d’un bon tiers de la superficie agricole totale, soit 2.8 millions d’hectares !!

Donc, si je vous suis bien, les deux autres tiers de la superficie agricole totale sont exploités par les « indigènes » ? Possédaient-ils 5.6 millions d’hectares en exploitation avant 1830 ?

-(Page 37) – Les chibanis – « vieux » en arabe algérien – en gandoura et burnous ou manteau sont, peut-être, d’anciens cafetiers, maçons ou chauffeurs de taxis à Paris ou Marseille !!

Avez-vous connu beaucoup de cafetiers ou chauffeurs de taxis à Paris ou Marseille avant la seconde guerre mondiale ?

-(Page 43) – Ignorant l’école, livrés à eux-mêmes, ce sont des adultes précoces ou, qui sait, de futurs militants du FLN !

Ou, qui sait, de futurs harkis, moghzanis ou soldats de l’armée française ?

-(Page 52) – Un tract signé par un Front de Libération Nationale jusqu’alors inconnu, revendique ces actions et s’en explique dans un texte qui fera l’effet d’une bombe ne réclamant rien moins que « l’indépendance nationale »

C’était loin d’être une nouveauté. Depuis des décennies cette « indépendance » était réclamée, y compris par le même parti qui n’avait que changé d’initiales.

-(Page 53) – Plus de 120 personnes succombent dans cette tuerie… L’armée entre-t-elle en guerre à son corps défendant ? Non, elle ne se bat pas contre des soldats ennemis, elle pourchasse des « fanatiques ».

Il s’agit du massacre d’El Alia, vous auriez pu le préciser et, à votre avis, ces « assassins » étaient-ils des soldats ou des « fanatiques » ?

-(Page 53) – La répression, menée par les soldats et des escouades de « pieds-noirs », lynchant et fusillant des centaines de musulmans innocents, etc.

Parce que, selon vous, les 120 victimes de ce massacre, de très nombreux enfants, même bébés, autant de femmes que d’hommes qui partageaient le même village que les « assassins », n’étaient-ils pas des « innocents » ? Puisque vous êtes « historien » vous me procurerez des témoignages de vos « militaires » qui ont vu des « escouades » de « pieds-noirs » lynchant et fusillant ces centaines de musulmans « innocents » car à El Alia personne ne les a vues.

Votre photo (page 59) présente-t-elle « une djoundiya qui a pour corvée le port de la radio qui pèse autant que son petit corps et qui rend toute fuite impensable » prisonnière de qui ? De l’armée française ou de l’ALN ? Vous devriez le préciser afin que l’on puisse vous répondre ?

-(Page 68) – Crapahuter à travers un relief tourmenté, pentu, souvent schisteux et glissant, encombré de broussailles épaisses, en un mot, un paysage sauvage, à mille lieues des images d’Epinal sur « l’œuvre civilisatrice de la France »

Plus de mauvaise foi « tu meurs ». Voulez-vous des milliers d’images sur « l’œuvre civilisatrice de la France » ? Elles sont à votre disposition, vous pouvez en faire un nouvel album aussi intéressant que celui-ci. Des paysages comme celui que vous décrivez je peux vous en faire visiter des centaines en France métropolitaine.

-(Page 72) – L’eau claire d’un oued permet alors de se désaltérer, voire de se baigner…

Mais également « de se faire massacrer » par les fellaghas tirant sur ces jeunes corps de « vrais Français » offerts en victimes expiatoires. Combien de vos enfants, mères françaises, sont morts en se « baignant dans l’eau fraîche d’un oued » !!

-(Page 85) – Conquis et rattaché à l’Algérie par les Français, le Sahara s’enfonce jusqu’au cœur de l’Afrique.

Et offert aux Algériens par les accords d’Evian où il fallait tout céder sans rien recevoir en échange. C’est grand, c’est généreux, la France…avec ses ennemis.

-(Page 91) – Or, en ciblant à l’aveugle les musulmans sans inquiéter les pieds-noirs ultras, pourtant responsables de sanglants attentats à l’explosif, les autorités militaires servent les desseins d’un FLN dont la tactique en un mot serait de tabler sur un divorce aussi sanglant qu’irréversible entre musulmans et Européens.

Il est question de la période englobant « la bataille d’Alger », donc jusqu’en 1958. Ayez l’obligeance de me dresser la liste des attentats sanglants à l’explosif causés  par les « pieds-noirs » ultras durant cette période et expliquez-moi les raisons pour lesquelles vous précisez si souvent « entre musulmans et européens » et non pas l’exacte vérité, c’est-à-dire « entre Arabes et Européens ». S’il est souvent prononcé en métropole le mot « musulman » n’indiquait pas les indigènes. On n’a jamais entendu, en Algérie, l’insulte « sale musulman », mais lorsque les enfants s’insultaient il s’agissait de « sale Arabe » comme l’on disait « sale juif », « sale macaroni », « sale espagnol », etc. Donc précisez : « un divorce aussi sanglant qu’irréversible entre Arabes et Européens ».

-(Page 106) – Qui plus est un pays au relief tourmenté, un univers rural surpeuplé et enclavé, quasi inaccessible par la route, hors de portée de « l’œuvre civilisatrice » si chère au discours républicain.

Je ne sais pas si vous êtes d’origine marseillaise, cher monsieur, mais écrire « un univers rural surpeuplé »  n’est-ce pas un tantinet exagéré ? Inaccessible, enclavé, hors de portée, oui, et vous vouliez que « l’œuvre civilisatrice » de la France arrive jusqu’à cet univers en moins d’un siècle ! Alors qu’en France métropolitaine il est des univers ayant les mêmes caractéristiques que celles que vous citez et qui attendent toujours que « l’œuvre civilisatrice républicaine » parvienne jusqu’à eux…

-(Page 111) – Il n’est pas rare que des soldats indélicats en profitent pour rafler des biens trouvés dans les coffres : un peu d’argent, bijoux, tissus, bibelots …

Comme vous l’écrivez : « de vrais français »… pas comme ceux qui habitaient près d’eux depuis un siècle et plus et ne leur volaient rien. Est-ce que ce sont les « appelés » qui vous ont envoyé leurs photos et qui vous ont raconté ces anecdotes ou sont-elles uniquement de votre imagination?

Vous parlez des « harkis » : (Page 114) - D’aucuns s’efforcent de « sauver les meubles » en conciliant loyauté à l’égard de la France et fidélité à l’endroit de leurs « frères ». D’autres n’échappent pas au vertige des sévices, commettent des atrocités et des assassinats.

Ce qui, bien entendu, explique pour vous la vengeance traduite par le massacre de plus de 60.000 « harkis » par « leurs frères » qui en 8 années de guerre ont assassiné plus d’Arabes que l’armée française et l’OAS réunies.

J’ai déjà, hélas !, rencontré des individus de mauvaise foi mais comme vous, messieurs, je pense que c’est la première fois que cela m’arrive et, je l’espère, la dernière car vous atteignez des degrés ou l’ignominie frôle l’insulte.

-(Page 126) - « Il faut attendre les « évènements » et les opérations de « maintien de l’ordre » pour que des milliers de musulmans, peut-être des millions, voient, et ce pour la première fois, un « roumi », un « francaoui », un Français.

Donc, si je vous comprends bien, ces milliers, ces millions (peut-être) d’Arabes (et non de musulmans) voient un « Français » pour la première fois après plus d’un siècle d’occupation de « leur sol », après que ces « faux français » leurs aient confisqués leur terre ? Ils ont dû être très surpris de voir enfin « un blanc », sans doute ont-ils pris les « appelés » pour des extra-terrestres venus les sauver !!

-(Page 126) – Un désarroi qui vire à l’indignation, surtout à l’encontre des « gros bonnets » pieds-noirs qui, par leur refus de tout effort d’évolution des musulmans, ont plongé le pays dans un dénuement médiéval, au sein même de la république. Dépourvus de moyens, mais non de générosité, des « appelés » tentent d’adoucir le sort des populations, et d’abord des enfants. Un élan qui leur vaut l’appellation de « vrais » français, sans doute le plus bel et le plus paradoxal hommage à la France.

Juste quelques mots pour vous rappeler que ces « gros bonnets » étaient de « vrais français » qui venaient de France afin d’exploiter « pour la république française » les terres qui leurs avaient été distribuées. Que pour plonger le pays dans un dénuement médiéval il aurait d’abord fallu que ce pays ait existé avant l’arrivée « des français » et qu’il ait connu un début de civilisation, ce qui n’est pas le cas. Enfin, pour en terminer avec vos imaginations débridées, la métropole française aurait bien voulu se trouver dans un dénuement aussi médiéval que la plupart des villes et villages d’Algérie. Votre prochain livre devrait nous parler de l’Algérie médiévale avec les milliers de photos qu’ont certainement prises « vos appelés » des villes et villages d’Algérie.

-(Page 128 et 129) – Ils posent, circonspects, pour un thé de l’amitié, un moment presque exotique pour un jeune soldat.

Photos sympathiques, également la suivante, page 129, celle du « petit noir », mais nombreux sont ces jeunes soldats qui après ce thé ou ce café se sont retrouvés égorgés par des commandos de l’ALN, prévenus par les « gentils » villageois, grâce au « grand sourire » avec leur sexe et leurs testicules enfoncés dans la bouche.

-(Page 132) – Ces métropolitains (les appelés) découvrent, ébahis, souvent indignés, un aspect de la France aux antipodes de son image d’Epinal, si loin de la « mission civilisatrice ». Beaucoup se mettent au service de leurs voisins, avec une abnégation qui n’a d’égal que le désintérêt et qui laissera un souvenir ineffaçable parmi de nombreux musulmans.

Votre prochain livre d’images « d’Epinal » devrait aussi nous apporter les témoignages de ces « nombreux Arabes (et non musulmans) » qui ont gardé un souvenir ineffaçable de vos « appelés et vrais français ». En revanche, je peux vous proposer des milliers de témoignages d’Arabes qui ont gardé un souvenir ineffaçable de ces « pieds-noirs » qui les ont maltraités, exploités et même torturés paraît-il, au point même qu’ils regrettent leur départ alors, que je sache, ils n’ont jamais regretté le départ des « appelés » et de leur abnégation désintéressée…

-(Page 140) – Des instits venus de la métropole tombent de haut : au beau milieu du XXe siècle, le sacro-saint credo républicain de l’instruction obligatoire et gratuite n’a pas cours en Algérie, soit sur un immense pan du territoire national, où l’on ne compte qu’un garçon musulman sur dix inscrits à l’école primaire. Une fille sur vingt seulement sait lire et écrire.

Votre collègue Zeghidour aurait pu vous informer, s’il est de bonne foi et connaît l’histoire de ce pays, que les Arabes (et non les musulmans) n’étaient pas du tout intéressés par une instruction donnée aux filles qui, d’après eux, n’avaient nul besoin d’être instruites pour le rôle qu’elles avaient à jouer dans leur société. Que tous les parents qui souhaitaient que leurs enfants soient scolarisés pouvaient le faire « gratuitement » et que la grande majorité qui allait à l’école primaire était retirée dès l’âge de dix ans pour « travailler » aux champs et garder les animaux domestiques.  Quant aux « instits » ils venaient en grande majorité de France métropolitaine et républicaine, et cela depuis la conquête, et que, comme en métropole, ils étaient pour la très grande majorité socialistes et communistes. D’autre-part je tiens à votre disposition la liste de plus de 90 d’entre eux qui ont été assassinés par le FLN parce que justement ils voulaient apprendre à lire et à écrire aux enfants « Arabes ».

-(Page 146) – Un travail d’un réel mérite, finalement terni par un évènement spectaculaire qui s’est produit à Alger, au printemps 1958, lorsqu’on vit des européens obliger, en public, des musulmanes à se dévoiler, en signe d’adhésion aux « valeurs françaises ».

A l’ignominie, à l’insulte, vous ajouter le mensonge. Où étiez-vous au printemps 1958, vous ou votre collègue Zeghidour ? Pas à Alger car alors vous n’auriez jamais assisté à la scène que vous décrivez. Des centaines de « musulmanes » comme vous dîtes, se sont en effet dévoilées mais volontairement et sans aucune obligation, moi j’y étais au milieu de cette foule et accompagné par des dizaines de journalistes. Nous avons toujours vécu en Algérie à côté de femmes voilées et cela ne nous a jamais posé un problème. Est-ce que les « européens » sont actuellement en Algérie, en Tunisie ou au Maroc pour obliger les jeunes femmes à se dévoiler ? Elles le font, pour le moment mais cela ne saurait durer, de leur propre gré.

-( Page 148) – Dans le bled, où les infections fauchent un enfant sur trois avant l’âge de trois ans, l’Assistance médicale gratuite passe pour une fée. L’AMG sauve des milliers de vies, grâce au dévouement des médecins militaires, d’aides-soignants et d’infirmières dont la bonté et la compassion ont donné lieu à des chansons populaires, etc.

Quelle chance effectivement pour ces populations abandonnées que l’arrivée des médecins militaires, etc. Avant leur arrivée il n’existait aucune assistance médicale gratuite…c’était le génocide organisé ! Avant la conquête plus d’un enfant sur deux était fauché à la naissance et avant sa troisième année, la moyenne d’âge de la mortalité était de 20 ans et il y avait moins de 400.000 Arabes sur ce territoire. Quand les médecins militaires, les aides-soignants et les infirmières sont arrivés, d’après vous avec « les appelés » donc après 1956, il y avait en Algérie 10 millions d’Arabes, et cela malgré les épidémies, notamment le typhus que j’ai connu. Comme génocide on pouvait espérer mieux, non ?

-( Page 162) – Piments rouges, à faire sécher en attendant l’hiver, piments verts à consommer dans l’immédiat, très piquants, indispensable pour rehausser le goût d’un ordinaire frugal. Le poids de 250 g, posé sur un des plateaux de la balance, indique qu’on a affaire à d’humbles clients n’ayant pas les moyens d’acheter en plus grosse quantité.

Même sur un plan purement gastronomique vous trouvez l’occasion de désinformer. Le poids est-il bien de 250 g ? Et quand cela serait, nous devions faire partie, ma famille et moi-même, d’humbles clients car nous n’avons jamais acheté plus de 250 g de piments très piquants, très peu de gens à ma connaissance d’ailleurs le faisait, et ce n’était pas uniquement dans le but de rehausser le goût d’un ordinaire frugal mais parce qu’on appréciait la saveur du piquant tout simplement.

-(Page 169) – Pour nourrir le bétail lors des semaines de froid neigeux quand elles restent à l’intérieur des gourbis, sous les mêmes toits que leurs propriétaires.

N’était-ce pas souvent la même chose en France métropolitaine ? Je me souviens de reportage dans les années 1950/1960 en Côtes du Nord notamment, sans électricité bien sûr, où les toilettes n’étaient qu’un trou à 300 mètres de la « maison », qu’il fallait aller chercher l’eau à plus de 100 mètres, et que l’on mangeait une soupe dans des « trous » servant d’assiette, creusées dans le bois à même la table. D’un autre reportage dans un village près de Dijon, dans une ferme éclairée au carbure ou j’ai dormi séparé des cochons par une simple planche de bois, etc. Et nous étions au XXe siècle, dans la France moderne…

Exemples de contradictions flagrantes  avec des affirmations précédentes :

-(Page 172) – Dans l’islam montagnard algérien, la « charia », la loi islamique n’y fut jamais appliquée, les « croyants » optant plutôt pour le droit coutumier berbère…

Quelques lignes plus bas : La femme fait tout, sauf sacrifier une bête, poulet ou agneau, le droit coutumier et la « charia » pour une fois d’accord, réservant ce « privilège » à l’homme.

-La femme sort à visage découvert, les cheveux sous un foulard, à l’instar de ses « sœurs » d’Italie ou de Grèce… Il n’y avait cependant pas d’européens pour les y obliger…comme à Alger au printemps 1958 !

-Rien ne leur sera épargné en tant que femmes, ni les tortures et les viols, ni, parfois, les représailles des éléments de l’ALN, quand ils sont convaincus d’avoir affaire à des « traîtresses ».

Je suppose que dans votre prose ces femmes sont torturées et violées par des éléments de l’armée française, donc des « appelés », donc de « vrais Français » et seulement « PARFOIS » elles subissent des représailles de l’ALN ?

-(Page 173) – Il est fréquent dans le Bled, de croiser des Musulmans blonds ou rouquins, surtout dans les Aurès et en Kabylie…

Il ne s’agit pas de « Musulmans » mais « d’Arabes » et surtout de « Berbères », et ils ne sont pas tous musulmans, en tous les cas ils étaient loin de l’être et ne le sont devenus qu’avec la complicité de la France.

Contradictions encore :

-(Page 180) – Les progrès de la médecine trop lents mais sûrs, ayant réduit une mortalité infantile endémique dans le bled, réputée « rafler » jusqu’à deux enfants sur trois.

-Les évènements, qui déracinent, ruinent et traumatisent des millions de fellahs n’en mettent pas moins en contact direct, et ce pour la première fois en un siècle de « civilisation française », des médecins, souvent militaires et de petits corps malades, surtout d’angines et de tuberculose.

Donc il mourrait avant la conquête plus d’un enfant sur deux, puis dans les décennies qui ont suivies la conquête, deux enfants sur trois et, enfin, un enfant sur trois grâce à l’arrivée des médecins militaires après 1956, et cela pour la première fois en un siècle de « civilisation française ». Qui donc soignait les Arabes avant l’arrivée providentielle de ces médecins « vrais français », et on éradiqué le choléra, le paludisme et dix maladies bien plus mortelles que les « angines » ? De « faux médecins, faux français » ?

-(Page 198) – Il fallait chercher ailleurs la vérité de la guerre d’Algérie. Ce livre est le fruit d’une récolte unique, réalisée pour la première fois grâce à l’appel…etc.

Il fallait chercher la vérité sur la guerre d’Algérie ailleurs ! C’est-à-dire ? Ailleurs où ? Les photos sans doute mais pas vos commentaires qui ne reflètent en rien la réalité. L’Algérie des « pieds-noirs » ne s’est jamais opposée à celle des « Français musulmans ». Ils ont collaboré ensemble pour que ce pays devienne un exemple. C’est la France « des Français » qui s’est trop souvent opposée à l’Algérie de ceux qui l’ont construite, c’est-à-dire les « pieds-noirs » et les « Arabes ».

J’ai « interviewé » des dizaines d’appelés et lu des dizaines de livres écrits par des « appelés ». Nombreux sont ceux qui n’ayant participé à aucune opération sérieuse ont souhaité se présenter à leur famille, à leurs amis, comme ayant réalisé certaines prouesses héroïques lors de leur séjour en Algérie ou leurs gestes d’humanité vis-à-vis de la population afin de se mettre en valeur. Beaucoup ont « inventé » des anecdotes qu’ils ont entendu raconter par d’autres et, hélas ! Nombreux sont morts et ne peuvent rien raconter.

Souvent j’ai entendu cette phrase adressée aux « pieds-noirs » : Nous sommes venus pour vous défendre.

Non, vous êtes venus défendre votre Patrie, la France. Vous avez été envoyés au « casse-pipe » par des gouvernements français qui ne voulaient pas de ces trois départements. On vous a trompé comme on nous a trompés et comme on a trompé les Arabes. Voilà la vraie vérité.

Je suis à votre disposition, messieurs Quemeneur et Zeghidour, pour débattre publiquement sur vos commentaires mais il est sans doute plus facile de les écrire sans contradicteur !

 

( 30 avril, 2012 )

DSK EST DE RETOUR…

DSK EST DE RETOUR…

Cela avait été suggéré à l’époque des faits, presqu’affirmé même, et puis c’était tombé dans l’oubli de la procédure. Aujourd’hui un journaliste américain nous révèle qu’effectivement il pourrait bien s’agir d’un complot dans l’affaire du « Sofitel ». Nous avons vérifié (aux mêmes sources que « Médiapart ») et l’on nous confirme que cette révélation est fort crédible mais « nos sources » indiquent également que, s’il y a eu complot, il ne venait pas forcément du côté où les regards se portent car quel intérêt aurait eu Nicolas Sarkozy à écarter DSK de son chemin sur la voie de la présidentielle ? Aucun, bien au contraire. Contre DSK il avait en mains toutes les armes pour le déstabiliser et le discréditer en pleine campagne…ce qu’il aurait fait n’en doutons pas.

En revanche, DSK candidat, et s’imposant indiscutablement, les « primaires » socialistes n’auraient sans doute pas eu lieu et, même si elles s’étaient déroulées malgré tout, DSK l’aurait emporté avec une grande facilité. Or, cela n’arrangeait pas les affaires de Martine Aubry (qui pensait avec raison avoir toutes les chances de l’emporter devant François Hollande), ni de celui-ci d’ailleurs.

Alors cherchez l’erreur ? Si complot il y a eu à qui a-t-il rendu service ? Qui mieux que les socialistes connaissaient le « point faible » de DSK ?

( 28 avril, 2012 )

JE SUIS « XENOPHOBE » PARAIT-IL !

JE SUIS « XENOPHOBE » PARAIT-IL !

 

Puisque j’ai voté pour Marine Le Pen.

D’après toute la gauche et même une partie de l’UMP, les électeurs du Front National sont « xénophobes » sauf bien entendu les ouvriers, les égarés, ceux qui souffrent, etc. mais dont on serait bien content de récupérer les voix (même s’ils sont un tantinet xénophobes).

En revanche dès le 6 mai je ne le serai plus  puisque j’aurai voté Nicolas Sarkozy, malgré lui, malgré les déclarations de ses « princes » et cela pour ne pas voter communiste.

Être « xénophobe » c’est quoi ? D’après le dictionnaire c’est « être hostile aux étrangers. La « xénophobie » c’est, en plus, être hostile envers tout ce qui vient de l’étranger.

Ceci dit je pose la question : Si je veux que les lois de la république et de la laïcité soient appliquées aux étrangers qui viennent dans mon pays suis-je « xénophobe » ?

Si oui alors je suis xénophobe et la majorité des citoyens Français est xénophobe (qu’on le leur demande par référendum)  l’Amérique, le Canada et des dizaines de pays sont alors xénophobes…

Mais suis-je xénophobe si je ne veux pas que des étrangers puissent entrer et rester illégalement dans mon pays sans travail, sans logement, et avec leur famille, en bénéficiant d’aides généreuses, d’une couverture médicale gratuite (CMU) et d’une allocation d’attente (ATA) et j’en passe ?

-Suis-je xénophobe si je n’accepte pas que l’on vienne en France avec un visa touristique quand on est enceinte de 7 mois afin d’accoucher et que le nouveau-né soit « français » par « droit du sol » ?

-Suis-je xénophobe si je n’accepte pas que l’on se convertisse à l’église évangéliste ou catholique, quand on est musulman, parce que cela est interdit dans son pays et qu’il lui faut fuir et se réfugier vers la France ?

-Suis-je xénophobe si je n’accepte pas que l’on épouse un français, ou une française, uniquement pour acquérir sa nationalité ?

-Suis-je xénophobe si je n’accepte pas que l’on entre en France sans un contrat de travail « réel » et que l’on s’y installe illégalement afin d’être pris en charge avec mes deniers ?

-Suis-je xénophobe si je n’accepte pas que des étrangers s’installent en France et y vivent en nous imposant les us et coutumes de leur religion au mépris de nos lois (polygamie, excision, etc.)

Et, bien entendu, Si je n’accepte pas que des étrangers enseignent le terrorisme sur notre sol ou apprennent à devenir « terroristes » dans d’autres pays et reviennent chez nous.

Je refuse que des étrangers s’installent dans mon pays et tentent de m’imposer leur religion, leurs mœurs, car alors là je suis bien plus que xénophobe…je suis leur ennemi

Pour toutes ces raisons je suis même indigné que l’on me traite de xénophobe car pour moi c’est de la défense.

Mais comme je suis xénophobe et tolérant, je comprends qu’une minorité de mes concitoyens soient « xénophiles ». En revanche il m’est difficile d’accepter, et vous le comprendrez bien je l’espère aisément, que tant de « citoyens français » d’origine étrangère et qui vivent et prospèrent en France soient «francophobe» car aucune loi ne leur interdit d’aller vivre ailleurs.

 

( 26 avril, 2012 )

Lettre de François HOLLANDE, futur président de la république !!

( 26 avril, 2012 )

Lettre à M. Lionnel LUCA, député de la majorité actuelle.

Lettre à M. Lionnel LUCA, député de la majorité actuelle.

Monsieur le député, vous venez de déclarer que si « Hollande était élu le 6 mais ce serait grâce à Marine Le Pen ». Permettez-moi de ne pas partager du tout votre analyse sommaire. Si François Hollande est élu – et il le sera car cela ne fait à présent aucun doute – ce ne sera pas grâce  à Marine Le Pen mais à cause de certains de vos collègues de l’UMP, ministres et députés, et grâce à leurs commentaires d’une débilité consternante « s’il fallait choisir entre le PS et le FN je voterai pour le PS » et, d’autre-part, par l’indécision de Nicolas Sarkozy dans ses prises de position pour le second tour et pour les élections législatives.

Pourquoi est-il si difficile de répondre à une question si simple ?

-A Nicolas Sarkozy : « Dans le cas d’un duel entre le PS et le FN aux législatives pour qui vous désisterez-vous ?

-A François Hollande : « Dans le cas d’un duel entre l’UMP et le FN aux législatives pour qui vous désisterez-vous ?

La réponse de l’actuel président de la république élude cette question si simple. Il déclare : « s’il y a en présence un UMP et un FN nous maintiendrons l’UMP ». Ce n’est pas ce qu’on lui demande car il est bien évident que si au second tour il reste en présence UMP et FN (et pas de PS) son représentant se maintienne.

Ce manque de précision volontaire dans sa réponse actuelle est l’une des composantes de sa défaite annoncée.

Voilà ce qu’aurait dû être le résultat de votre analyse et votre rôle majeur est de le faire savoir à vos collègues irresponsables car, ce qui est à craindre dès les législatives, c’est l’implosion de l’UMP. En tiendrez-vous également pour responsable Marine Le Pen ??

( 25 avril, 2012 )

FAUT-IL ETRE PLUS ROYALISTE QUE LE ROI ?

FAUT-IL ETRE PLUS ROYALISTE QUE LE ROI ?

 

Oui, je le pense encore et ce n’est pas facile surtout quand les « princes » qui  sont censés défendre ce même roi font preuve d’une incompétence et d’une irresponsabilité qui frôle le handicap mental.

Pourquoi ai-je souhaité – et je le souhaite toujours – que la grande majorité des électeurs du Front National ne s’abstiennent pas et vote pour Sarkozy. Ce n’est pas, mais pas du tout, par affection ou admiration pour le président de la république, et encore moins pour l’UMP, mais parce qu’il m’est impossible de voter pour un candidat socialiste, soutenu par Mélenchon et ses communistes, et qui va décréter le droit de vote des étrangers, la régularisation massive des sans papier et poursuivre l’immigration d’une population étrangère de religion musulmane qui non seulement ne s’intègre pas mais veut nous imposer ses mœurs et coutumes. La reconnaissance du 19 mars comme date de la fin de la guerre d’Algérie. Le devoir pour la France de repentance pour la colonisation destructrice de l’Algérie, etc.

Et, sur un tout autre sujet, la situation dramatique qui est la nôtre aujourd’hui et qui ne peut que se détériorer avec l’application du programme socialiste et nous entraîner avant fin 2013 vers des profondeurs abyssales, aux côtés de l’Espagne, l’Italie, le Portugal, sans parler de la Grèce qui aura disparu avant la fin de l’année.

Voilà donc mes motivations et pourquoi je maintiens qu’il faut être plus royaliste que les « princes » qui par leurs déclarations aussi absurdes qu’incontrôlées et débiles lui retire tout simplement sa couronne et le décapite.

Comment ose-t-on déclarer publiquement que s’il fallait choisir entre le PS et le FN ils voteraient PS si ce n’est pour creuser plus rapidement la tombe politique de Sarkozy !

64% des électeurs de Sarkozy sont favorables à un rapprochement avec le Front National et la grande majorité des partisans de Marine étaient prêts à voter Sarkozy. Il eut suffi d’un signe, d’un mot, pour qu’un faible espoir apparaisse de renvoyer les socialistes vers une nouvelle primaire et les communistes à leurs 2%.

Donc je resterai plus royaliste que « vos princes », M Sarkozy, je ne m’abstiendrai pas et je voterai pour la droite, MEME SI C’EST VOUS QUI LA REPRESENTEZ, mais vous serez battu et l’UMP va imploser lors des élections législatives puisque sans le rassemblement de toutes les voix de la droite, qu’elle soit populaire ou nationale, ce sera un raz-de-marée socialo-communistes.

Par la faute de « vos princes », par votre faute, la France va sombrer, l’austérité s’instaurer et la croissance s’éloigner pour bien longtemps.

Votre quinquennat n’a pas été une pleine réussite, loin s’en faut, mais votre départ sera un lamentable gâchis.

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